3.468 Additifs Alimentaires, E484 Citrate de stéaryle

1. IDENTIFICATION ET DÉFINITION

1.1 Définition détaillée

Le citrate de stéaryle est un ester résultant de la réaction entre l’acide citrique, acide organique tricarboxylique naturellement présent dans les végétaux, et l’acide stéarique, acide gras saturé à longue chaîne. Le produit final correspond à un mélange d’esters stéaryliques (mono-, di- et tri-esters du citrate).
Sur le plan physico-chimique, ce composé présente des propriétés tensioactives lui conférant un potentiel émulsifiant et stabilisant, notamment par réduction de la tension interfaciale entre phases aqueuses et lipidiques. Il a été envisagé pour des applications technologiques alimentaires, bien que son usage ne soit pas autorisé dans l’Union européenne.

1.2 Nomenclature et dénominations

1.2.1 Noms officiels

Nom IUPAC : esters stéaryliques de 2-hydroxypropane-1,2,3-tricarboxylate
Noms réglementaires historiques : Stearyl citrate

1.2.2 Codes et numéros d’identification

Numéro E : E484
Numéro CAS : 1323-66-6
Numéro EINECS : non attribué de manière officielle dans les bases publiques

1.2.3 Autres dénominations

Noms commerciaux : Stearyl citrate
Synonymes courants : Citrate de stéarate, esters stéaryliques de l’acide citrique
Synonymes chimiques : Stéaryl citrates
Autres désignations industrielles : Esters gras de l’acide citrique

1.2.4 Traductions internationales

Anglais : Stearyl citrate
Espagnol : Citrato de estearilo
Allemand : Stearylzitrat
Italien : Citrato di stearile
Portugais : Citrato de estearilo
Néerlandais : Stearylcitraat
Japonais : ステアリルクエン酸エステル
Chinois : 硬脂酸柠檬酸酯
Arabe : سترات الستيريل
Russe : стеарилцитрат

1.3 Origine et source de l’additif

1.3.1 Classification par origine

Origine naturelle :
• Végétale : non applicable en tant que substance finale
• Animale : non applicable
• Minérale : non applicable

Origine synthétique :
• Obtenu par estérification chimique contrôlée entre acide citrique et acide stéarique
• Matières premières généralement issues de ressources végétales (huiles riches en acides gras)

1.3.2 Statut de l’additif

Synthétique pur
• Non considéré comme « naturel identique »
• Non biotechnologique

SECTION 2 : OÙ PEUT-ON LA RETROUVER ?

2.1 Industrie alimentaire et nutritionnelle

Rappel réglementaire : le citrate de stéaryle (E484) n’est pas autorisé comme additif alimentaire dans l’Union européenne. En conséquence, son usage dans les catégories alimentaires suivantes est considéré comme non applicable.

SECTION 2 : OÙ PEUT-ON LA RETROUVER ?

2.1 Industrie alimentaire et nutritionnelle — hors Union européenne

2.1.1 Produits laitiers (fromages, yaourts, laits, desserts)

Dans plusieurs juridictions extra-européennes, les additifs sont évalués et autorisés différemment des listes européennes. Dans certaines normes nationales, le citrate de stéaryle peut être classé dans les ingrédients techniques utilisables en tant qu’émulsifiant. Dans ce cas, il peut être intégré à des produits laitiers transformés pour améliorer l’homogénéité des phases aqueuses et grasses lors de la fabrication de yaourts aromatisés ou de desserts lactés. Il est néanmoins rare dans la pratique industrielle extrême-large, car d’autres émulsifiants plus courants et bien établis sont préférés par les fabricants. Lorsqu’il est autorisé, son emploi est généralement limité à ce qu’exige une bonne pratique de fabrication pour assurer la texture souhaitée. Son utilisation dans ces produits dépend explicitement des lois alimentaires locales et des listes positives de chaque pays.

2.1.2 Produits carnés (charcuterie, viandes transformées, plats préparés)

Le citrate de stéaryle n’est pas un émulsifiant typique dans les formulations de produits carnés, même dans les pays où il peut être autorisé. Les fabrications de charcuterie utilisent plus couramment des phosphates, lactylates ou dérivés citriques spécifiques pour stabiliser l’eau et les matières grasses. Dans certains marchés hors Europe, l’emploi d’esters d’acides gras peut être permis à des niveaux techniquement justifiables, mais l’usage du citrate de stéaryle n’est pas généralisé. Lorsqu’il est utilisé, il sert surtout à faciliter l’incorporation des lipides et à maintenir une texture uniforme après cuisson ou transformation.

2.1.3 Produits de boulangerie-pâtisserie

Dans les pays en dehors de l’Union européenne, les émulsifiants autorisés peuvent inclure le citrate de stéaryle sous des conditions locales spécifiques. S’il est autorisé, il est utilisé pour améliorer la texture des pâtes, prolonger la conservation de la mie et stabiliser l’incorporation des graisses. Son rôle est d’aider à uniformiser la répartition des matières grasses lors du pétrissage des pâtes à pain ou de viennoiseries. Il peut aussi réduire les défauts de structure liés à des variations de température pendant la cuisson. L’utilisation effective dépend des listes positives de chaque pays, et les boulangers industriels choisissent généralement des additifs bien documentés. Dans plusieurs systèmes réglementaires modernes, des émulsifiants plus courants ont supplanté l’usage de ce composé en pratique industrielle.

2.1.4 Boissons (sodas, jus, boissons énergétiques, alcools)

Le citrate de stéaryle n’est pas typiquement utilisé dans les formulations de boissons, même dans les pays qui reconnaissent l’ingrédient dans leurs inventaires alimentaires. Les émulsifiants pour boissons sont plutôt choisis pour leur solubilité et leur compatibilité avec les phases aqueuses, ce qui n’est pas une caractéristique majeure du citrate de stéaryle. Si autorisé localement, il pourrait être utilisé dans des boissons alimentaires contenant des phases huileuses (par exemple certaines boissons aromatisées) pour assurer une dispersion homogène. En pratique, son emploi reste marginal parce que d’autres émulsifiants plus hydrophiles sont préférés.

2.1.5 Confiserie (bonbons, chocolats, gommes à mâcher)

Dans les pays qui autorisent l’emploi du citrate de stéaryle, il pourrait être utilisé dans la confiserie pour améliorer l’homogénéité des ingrédients gras. Dans des mélanges de chocolat ou de gomme, son rôle potentiel serait d’assurer une meilleure dispersion des matières grasses. Cependant, l’industrie confiserie préfère souvent des émulsifiants tels que la lécithine ou les mono- et diglycérides d’acides gras. Ainsi, l’usage du citrate de stéaryle dans cette catégorie demeure très limité même dans les réglementations où il est autorisé.

2.1.6 Sauces et condiments

Si un pays inclut le citrate de stéaryle dans sa liste d’additifs autorisés, il serait utilisé pour stabiliser les émulsions dans certaines sauces épaisses. Il pourrait améliorer la consistance des vinaigrettes ou des sauces à base d’huile et d’eau. Toutefois, sa faible solubilité dans l’eau limite son efficacité comparée à d’autres émulsifiants. En pratique industrielle, des agents tels que la lécithine ou les esters lactyliques d’acides gras sont couramment préférés.

2.1.7 Plats préparés et surgelés

Dans les cadres réglementaires non européens, si l’ingrédient est autorisé, il peut être utilisé techniquement pour stabiliser des plats préparés riches en phases grasses. Son rôle serait d’assurer une meilleure texture après réchauffage ou décongélation. Dans la pratique, toutefois, il est rarement choisi par les formulateurs en raison de la disponibilité d’autres additifs plus efficaces et mieux documentés dans ces matrices complexes.

2.1.8 Snacks et produits apéritifs

Le citrate de stéaryle pourrait être autorisé dans des snacks salés dans certains pays, mais il ne joue pas un rôle technologique majeur dans ces produits. Les émulsifiants pour snacks tendent à être choisis pour leur capacité à améliorer la texture des enrobages ou des agents de surface lors de la friture, ce qui n’est pas une fonction principale du citrate de stéaryle. Son usage reste anecdotique.

2.1.9 Produits diététiques et compléments alimentaires

L’utilisation du citrate de stéaryle dans les produits diététiques dépend de l’inventaire des additifs autorisés de chaque pays. Là où il est reconnu, il peut servir comme agent stabilisant dans des barres nutritionnelles ou shakes nutritionnels. Son emploi est toutefois limité par des alternatives plus solubles et mieux caractérisées.

2.1.10 Aliments pour bébés et enfants

Dans la majorité des réglementations alimentaires internationales, les additifs destinés à des aliments pour nourrissons sont strictement limités. Le citrate de stéaryle n’est généralement pas inclus dans les additifs autorisés pour ces catégories, même dans des pays en dehors de l’Union européenne. Par mesure de sécurité, les autorités excluent souvent des esters gras moins bien documentés.

2.2 Industrie pharmaceutique

2.2.1 Médicaments solides (comprimés, gélules, cachets)

Le citrate de stéaryle n’est pas utilisé comme excipient pharmaceutique standard dans les formes solides. Les pharmacopées officielles ne le listent pas parmi les agents autorisés pour la compression ou l’enrobage. Son emploi est donc considéré comme non applicable en pratique pharmaceutique humaine.

2.2.2 Médicaments liquides (sirops, suspensions, solutions)

Ce composé ne présente pas de solubilité aqueuse suffisante pour une utilisation efficace en formulations liquides. Il n’est pas reconnu comme stabilisant ou émulsifiant pharmaceutique officiel. Son usage est considéré comme non applicable.

2.2.3 Formulations topiques (crèmes, gels, onguents)

Le citrate de stéaryle peut être rencontré dans des contextes non alimentaires comme agent de texture. Toutefois, il ne figure pas parmi les excipients pharmaceutiques couramment validés. Son usage reste marginal et non standardisé.

2.2.4 Vitamines et suppléments nutritionnels

Il n’est pas autorisé comme additif nutritionnel ou technologique dans les compléments alimentaires. Les fabricants utilisent d’autres esters citriques autorisés. Son utilisation est donc considérée comme non applicable.

2.2.5 Médicaments vétérinaires

Aucune utilisation documentée n’est reconnue dans les formulations vétérinaires réglementées. Les excipients employés sont soumis aux mêmes exigences de sécurité. Le citrate de stéaryle n’y est pas utilisé.

2.3 Cosmétique et soins de la peau

2.3.1 Soins du visage

Le citrate de stéaryle est utilisé comme agent émollient et co-émulsifiant en cosmétique. Il contribue à la stabilité des émulsions huile-dans-eau. Son usage est autorisé dans ce cadre non alimentaire.

2.3.2 Soins du corps

Il peut être intégré pour améliorer la texture et le toucher cutané. Il favorise l’homogénéité des phases grasses. Son emploi est reconnu en formulation cosmétique.

2.3.3 Produits capillaires

Il est utilisé comme agent conditionneur léger. Il améliore la répartition des phases lipidiques. Il n’a pas de fonction biologique active.

2.3.4 Maquillage

Le citrate de stéaryle est utilisé comme agent de glisse et stabilisant. Il améliore l’étalement des pigments. Il est compatible avec les réglementations cosmétiques.

2.3.5 Produits d’hygiène

Il peut être présent comme agent structurant. Il n’a pas d’activité antiseptique. Son rôle est purement technologique.

2.3.6 Parfums et fragrances

Il peut être utilisé comme support lipidique. Il stabilise certaines compositions parfumées. Il n’interagit pas avec les composés odorants.

2.3.7 Produits solaires

Il est parfois utilisé pour améliorer la texture des émulsions solaires. Il ne joue aucun rôle de filtre UV. Son usage est limité à la formulation.

2.4 Agriculture et pêche

2.4.1 Engrais et fertilisants

N/A

2.4.2 Pesticides et phytosanitaires

N/A

2.4.3 Aliments pour animaux

Son utilisation n’est pas autorisée comme additif alimentaire pour animaux. Les réglementations sont similaires à celles de l’alimentation humaine. Il est donc non applicable.

2.4.4 Aquaculture

Aucune utilisation reconnue dans l’alimentation piscicole. Les émulsifiants autorisés sont strictement encadrés. Le citrate de stéaryle n’en fait pas partie.

2.4.5 Additifs pour silos et conservation

N/A

2.5 Biotechnologie et recherche

2.5.1 Milieux de culture cellulaire

N/A

2.5.2 Réactifs de laboratoire

Il peut être utilisé comme substance de référence ou matériau d’étude. Son usage reste limité à la recherche physico-chimique. Il n’a pas de fonction biologique active.

2.5.3 Tampons biochimiques

N/A

2.5.4 Applications enzymatiques

N/A

2.5.5 Fermentation industrielle

N/A

2.6 Produits de nettoyage

2.6.1 Détergents ménagers

Il peut être utilisé comme agent tensioactif secondaire. Il améliore la stabilité des formulations. Son rôle est purement technique.

2.6.2 Nettoyants industriels

Il est parfois utilisé pour faciliter la dispersion des phases grasses. Il n’a pas de pouvoir désinfectant. Son usage est limité.

2.6.3 Désinfectants

N/A

2.6.4 Produits de blanchisserie

Usage très marginal comme agent de formulation. Il n’agit pas sur les taches. Il est rarement employé.

2.6.5 Nettoyants pour surfaces alimentaires

N/A

2.7 Industrie du verre et des céramiques

2.7.1 Fabrication du verre

N/A

2.7.2 Émaux et glaçures céramiques

N/A

2.7.3 Fibres de verre

N/A

2.7.4 Verres optiques

N/A

2.8 Applications chimiques / techniques

2.8.1 Polymères et plastiques

Il peut être utilisé comme additif de formulation. Il améliore la compatibilité entre phases. Son rôle est physico-chimique.

2.8.2 Revêtements et peintures

Il agit comme agent dispersant. Il améliore la stabilité des émulsions. Il n’influence pas la couleur.

2.8.3 Adhésifs et colles

Il peut être utilisé pour améliorer l’homogénéité. Il n’a pas de rôle structural. Son usage reste secondaire.

2.8.4 Lubrifiants industriels

Usage possible comme agent de glissement. Il réduit les frictions superficielles. Il n’a pas de rôle mécanique majeur.

2.8.5 Fluides de coupe

N/A

2.8.6 Textiles

N/A

2.8.7 Papeterie

N/A

2.8.8 Traitement des eaux

N/A

SECTION 3 : UTILISATIONS ET APPLICATIONS DÉTAILLÉES (par secteur)

3.1 Secteur alimentaire

Cadre général : le citrate de stéaryle est un ester d’acides gras et d’acide citrique, historiquement envisagé comme émulsifiant lipophile. Il n’est pas autorisé dans l’Union européenne, mais peut apparaître dans certains cadres réglementaires hors UE.

3.1.1 Fonctions technologiques principales

Régulateur d'acidité / Acidulant : N/A
Le citrate de stéaryle ne libère pas d’ions acides en milieu alimentaire et ne modifie pas le pH de manière mesurable.

Agent de conservation : N/A
Il ne présente aucune activité antimicrobienne ou bactériostatique reconnue.

Antioxydant : N/A
Il ne possède pas de groupement antioxydant fonctionnel capable d’inhiber l’oxydation lipidique.

Émulsifiant / Stabilisant :
Fonction principale reconnue hors UE. Il agit comme émulsifiant lipophile facilitant la dispersion des graisses dans des matrices complexes.

Épaississant / Gélifiant : N/A
Il n’augmente pas la viscosité des phases aqueuses.

Agent de texture :
Oui, indirectement, par stabilisation de la phase lipidique, ce qui améliore la cohésion et l’homogénéité du produit.

Exhausteur de goût : N/A

Colorant / Stabilisant de couleur : N/A

Agent levant : N/A

Antiagglomérant : N/A

3.1.2 Applications par catégorie de produits (hors UE)

Produits laitiers

Rôle spécifique : stabilisation des émulsions graisse/eau dans des matrices transformées
Produits types : desserts lactés industriels, préparations laitières aromatisées
Dosage typique : non normalisé, limité au strict nécessaire technologique
Effets recherchés : homogénéité, limitation de la séparation de phases, texture plus régulière

Produits carnés

Rôle spécifique : dispersion homogène des matières grasses
Produits types : produits carnés transformés
Dosage typique : non normalisé
Effets recherchés : texture uniforme, stabilité après cuisson

Produits de boulangerie-pâtisserie

Rôle spécifique : amélioration de la répartition lipidique dans les pâtes
Produits types : pains industriels, produits de pâtisserie gras
Dosage typique : faible, non standardisé
Effets recherchés : mie plus homogène, meilleure structure

Boissons

Rôle spécifique : N/A
Produits types : N/A
Dosage typique : N/A
Effets recherchés : N/A

Confiserie

Rôle spécifique : dispersion des phases grasses
Produits types : chocolats composés, gommes à mâcher
Dosage typique : faible, non standardisé
Effets recherchés : texture lisse, homogénéité

Sauces et condiments

Rôle spécifique : stabilisation d’émulsions lipidiques
Produits types : sauces épaisses, vinaigrettes industrielles
Dosage typique : non normalisé
Effets recherchés : stabilité, réduction du déphasage

Plats préparés

Rôle spécifique : maintien de la texture après réchauffage
Produits types : plats cuisinés riches en lipides
Dosage typique : faible
Effets recherchés : homogénéité, stabilité thermique

Snacks

Rôle spécifique : secondaire
Produits types : snacks enrobés
Dosage typique : très faible
Effets recherchés : stabilité de l’enrobage

Produits diététiques

Rôle spécifique : stabilisation lipidique
Produits types : barres nutritionnelles
Dosage typique : non standardisé
Effets recherchés : cohésion du produit

Aliments pour nourrissons

N/A
Additif généralement exclu des formulations infantiles, même hors UE.

3.1.3 Compatibilités et synergies alimentaires

• Compatible avec d’autres émulsifiants lipophiles
• Peu efficace seul dans des systèmes très aqueux
• Effet synergique possible avec des émulsifiants hydrophiles autorisés localement

3.1.4 Avantages d’utilisation en alimentaire (hors UE)

Technologiques : amélioration de la stabilité lipidique
Organoleptiques : texture plus homogène
Sécurité/conservation : N/A
Économiques : optimisation de certaines formulations industrielles

3.2 Secteur pharmaceutique et médical (hors UE)

3.2.1 Fonctions pharmaceutiques

• Excipient lipidique : usage marginal
• Régulateur de pH : N/A
• Agent tampon : N/A
• Conservateur antimicrobien : N/A
• Agent de solubilisation : limité
• Agent d’enrobage : possible en formulations spécifiques

3.2.2 Applications par forme galénique

Formes solides
• Fonction : agent de formulation lipidique
• Dosage typique : < 1 %
• Avantages : homogénéité de mélange

Formes liquides
N/A

Formes topiques
• Fonction : co-émulsifiant
• Dosage typique : 0,5–3 %
• Avantages : stabilité, tolérance cutanée

3.2.3 Pharmacopées et conformité

• USP : non listé officiellement
• EP : non applicable hors UE
• JP : non listé
• Grade requis : qualité technique ou cosmétique

3.3 Secteur cosmétique (hors UE)

3.3.1 Fonctions cosmétiques

• Régulateur de pH : N/A
• Agent tampon : N/A
• Chélateur : N/A
• Conservateur : N/A
• Agent de viscosité : secondaire
Stabilisant d’émulsion : fonction principale
• Agent exfoliant : N/A

3.3.2 Applications par type de produit

Soins de la peau
• Fonction : co-émulsifiant
• Produits types : crèmes, lotions
• Concentration : 0,5–5 %
• Bénéfices : texture, stabilité

Soins capillaires
• Fonction : conditionneur léger
• Produits types : après-shampooings
• Concentration : 0,5–3 %
• Bénéfices : douceur, homogénéité

Produits d’hygiène
• Fonction : stabilisant
• Produits types : déodorants
• Concentration : < 2 %
• Bénéfices : stabilité de formulation

3.3.3 Compatibilité dermatologique

• Tolérance cutanée : généralement bonne
• Potentiel irritant : faible
• Usage recommandé : formulationnel uniquement

3.4 Secteur agricole (hors UE)

3.4.1 Fonctions potentielles

• Agent phytosanitaire : N/A
• Adjuvant de formulation : N/A
• Agent mouillant : N/A
• Agent dispersant : N/A
• Régulateur de croissance : N/A

3.4.2 Applications

• Engrais liquides : N/A
• Produits phytosanitaires : N/A
• Enrobage de semences : N/A

3.4.3 Justification

Le citrate de stéaryle ne possède ni activité biologique, ni propriétés tensioactives adaptées aux formulations agricoles. Son usage dans ce secteur n’est pas documenté hors UE.

3.5 Secteur biotechnologique et recherche (hors UE)

3.5.1 Fonctions possibles

• Additif de recherche physico-chimique : Oui (usage expérimental)
• Support enzymatique : N/A
• Substrat biologique : N/A
• Agent de culture cellulaire : N/A

3.5.2 Applications

• Études de stabilité lipidique : Oui
• Modélisation d’émulsions complexes : Oui
• Bioprocédés industriels : N/A

3.5.3 Portée d’utilisation

Usage limité aux laboratoires de formulation et de recherche fondamentale, sans application industrielle biotechnologique à grande échelle.

3.6 Secteur des produits de nettoyage et détergence (hors UE)

3.6.1 Fonctions technologiques

• Tensioactif principal : N/A
• Tensioactif secondaire : Oui, usage marginal
• Agent moussant : N/A
• Agent dégraissant : N/A
• Stabilisant de formulation : Oui

3.6.2 Applications

• Détergents domestiques : Usage très limité
• Produits industriels de nettoyage : Oui, formulation spécifique
• Nettoyants multi-surfaces : N/A

3.6.3 Intérêt industriel

Utilisé comme stabilisant lipophile dans certaines formulations techniques non destinées au contact alimentaire.

3.7 Secteur des matériaux, verre et céramiques (hors UE)

3.7.1 Fonctions

• Agent liant : N/A
• Plastifiant : N/A
• Additif de surface : N/A
• Agent de moulage : N/A

3.7.2 Applications

• Fabrication du verre : N/A
• Céramiques techniques : N/A
• Revêtements industriels : N/A

3.7.3 Justification

Aucune propriété thermomécanique ou structurale compatible avec les procédés de fabrication du verre ou des céramiques n’est identifiée.

3.8 Secteur de la chimie technique et industrielle (hors UE)

3.8.1 Fonctions industrielles

• Additif de formulation lipidique : Oui
• Agent de compatibilisation : Usage possible
• Lubrifiant industriel : N/A
• Agent anti-corrosion : N/A
• Agent de traitement de surface : N/A

3.8.2 Applications

• Formulations chimiques spécialisées : Oui
• Produits techniques non alimentaires : Oui
• Applications grand public : N/A

3.8.3 Cadre d’utilisation

Utilisation strictement technique, sans revendication nutritionnelle, médicale ou environnementale.

4. PROPRIÉTÉS SCIENTIFIQUES

4.1 Propriétés chimiques

4.1.1 Caractéristiques moléculaires

Formule moléculaire : C₂₄H₄₄O₇
Masse moléculaire : ≈ 444,6 g/mol
Structure chimique : Ester partiel de l’acide citrique avec un alcool gras à longue chaîne (stéaryle)
Groupes fonctionnels principaux :
– Fonctions ester (–COO–)
– Chaîne aliphatique saturée longue (C18)
– Fonctions carboxylates résiduelles (selon degré d’estérification)

4.1.2 Comportement chimique

Propriétés acido-basiques (pKa) :
– Non définies précisément (composé estérifié, faible caractère acide résiduel)
Formes ioniques en solution :
– Non ionisé en conditions neutres
Réactivité chimique :
– Faible réactivité
– Sensible à l’hydrolyse en conditions fortement acides ou alcalines
Stabilité chimique :
– Stable à pH neutre
– Hydrolyse progressive possible en milieu aqueux prolongé
Incompatibilités chimiques :
– Bases fortes
– Oxydants puissants
– Conditions de chaleur extrême prolongée

4.2 Propriétés physiques

4.2.1 Caractéristiques d’état

Apparence : Solide cireux à poudre
Couleur : Blanc à jaune pâle
État physique : Solide
Densité / masse volumique : N/A (dépend de la forme industrielle)

4.2.2 Propriétés thermiques

Point de fusion : ≈ 50–65 °C (plage indicative)
Point d’ébullition : N/A (décomposition avant ébullition)
Température de décomposition : > 180 °C
Stabilité thermique :
– Stable aux températures usuelles de transformation alimentaire
– Dégradation possible à haute température prolongée

4.2.3 Propriétés de solubilité

Solubilité dans l’eau :
– Très faible / pratiquement insoluble
Solubilité dans solvants organiques :
– Soluble dans alcools gras, huiles, solvants organiques apolaires
pH en solution aqueuse : N/A (non soluble)
Propriétés hygroscopiques :
– Non hygroscopique

4.2.4 Autres propriétés physiques

Pression de vapeur : N/A (très faible)
Coefficient de partage octanol/eau (log Pow) :
– Élevé (comportement lipophile marqué)
Propriétés électriques : N/A
Propriétés optiques : N/A

4.3 Propriétés fonctionnelles alimentaires

(hors Union européenne)

4.3.1 Fonctions technologiques

Fonction principale : Émulsifiant lipophile
Fonction secondaire : Stabilisant de texture
Fonction tertiaire : Agent de consistance
Fonction quaternaire : N/A (pas d’effet acidulant direct)

4.3.2 Propriétés d’utilisation en industrie alimentaire

Stabilité au stockage :
– Bonne stabilité à l’abri de l’humidité et de la chaleur
Compatibilité alimentaire :
– Matrices grasses et émulsions riches en lipides
Facilité de manipulation :
– Manipulation standard, éviter humidité
Solubilité et dissolution :
– Incorporation préférentielle en phase grasse
Dosage et incorporation :
– Mélange préalable dans lipides chauffés
Reproductibilité des résultats :
– Bonne constance technologique si conditions maîtrisées

4.4 Propriétés analytiques

4.4.1 Méthodes d’identification

Spectroscopie IR : Identification des fonctions ester
RMN : Confirmation structure aliphatique et ester
UV-Vis : N/A (pas de chromophore pertinent)
Chromatographie : HPLC adaptée aux composés lipophiles

4.4.2 Méthodes de dosage quantitatif

Techniques analytiques :
– HPLC avec détection appropriée
Limites de détection : N/A (méthode dépendante du laboratoire)
Précision : Bonne en conditions validées

4.4.3 Critères de pureté

Pureté minimale requise : ≥ 95 % (qualité technique)
Impuretés tolérées :
– Alcools gras libres
– Esters partiellement hydrolysés
Spécifications qualité :
– Normes industrielles internes
– N/A pour pharmacopées européennes (non autorisé UE)

5. SÉCURITÉ ET TOXICOLOGIE

5.1 Évaluation toxicologique

5.1.1 Toxicité aiguë

DL50 orale (mg/kg poids corporel) : N/A (aucune étude de toxicité aiguë complète disponible pour les humains ou rongeurs)
Effets à court terme : exposition orale à faible dose considérée comme non toxique selon analogues d’esters lipophiles.
Symptômes d’intoxication : N/A (aucun cas rapporté dans la littérature scientifique)

5.1.2 Toxicité chronique

Études à long terme (rongeurs, primates) : N/A (pas de données publiées spécifiques au citrate de stéaryle)
NOAEL (No Observed Adverse Effect Level) : N/A
LOAEL (Lowest Observed Adverse Effect Level) : N/A

5.1.3 Effets spécifiques

Irritation :
– Cutanée : N/A
– Oculaire : N/A
– Respiratoire : N/A
Génotoxicité et mutagénicité : tests in vitro et in vivo non disponibles ; analogues d’esters lipophiles considérés comme non génotoxiques.
Cancérogénicité : classification IARC/CIRC : N/A
Toxicité reproductive et développementale : N/A
Sensibilisation et allergie : potentiel allergène très faible ; aucune réaction rapportée à ce jour.

5.2 Dose Journalière Admissible (DJA)

5.2.1 DJA établie

Valeur (mg/kg poids corporel/jour) : N/A (aucune DJA officielle hors UE)
Organisme émetteur : JECFA / EFSA : non évalué
Date d’évaluation/révision : N/A

5.2.2 Facteur de sécurité

Facteur d’incertitude appliqué : N/A
Justification scientifique : absence de données de toxicité documentée limite l’établissement d’une DJA fiable ; usage limité aux bonnes pratiques technologiques dans les pays où l’additif est autorisé.

5.3 Statut réglementaire de sécurité (hors UE)

5.3.1 Classifications internationales

GRAS (FDA) : non listé officiellement
JECFA (FAO/OMS) : non évalué
EFSA (UE) : non autorisé, donc non évalué

5.3.2 Position FEMA (Flavor and Extract Manufacturers Association)

Statut général dans la base FEMA : N/A
Classification GRAS spécifique arômes : N/A
Usage dans l’industrie aromatique : non documenté
Évaluations FEMA Expert Panel : N/A

6. RÉGLEMENTATION INTERNATIONALE

6.1 Union Européenne

6.1.1 Réglementation alimentaire

Règlement (CE) n°1333/2008 : Additifs alimentaires – E484 non autorisé
Règlement (UE) n°1129/2011 : Liste des additifs alimentaires autorisés – E484 absent
Annexe II : Conditions d'utilisation par catégorie alimentaire – N/A
Numéro E attribué : E484 (répertorié mais usage interdit)

6.1.2 Évaluation EFSA

• Avis scientifiques : non publié pour E484
• Réévaluations récentes : non applicables
• Recommandations spécifiques : N/A

6.1.3 Réglementation REACH

• Enregistrement REACH : N/A
• Numéro EINECS : 209-406-4
• Classification CLP : N/A

6.1.4 Réglementation cosmétique

Règlement (CE) n°1223/2009 : E484 non autorisé
• Concentrations maximales : N/A
• Réalité du marché cosmétique : E484 non utilisé

6.1.5 Surveillance et conformité

• Systèmes d’alerte (RASFF) : N/A
• Contrôles officiels : N/A

6.2 États-Unis

6.2.1 FDA (Food and Drug Administration)

21 CFR Part 172 : Additifs alimentaires autorisés pour addition directe – E484 non listé
EAFUS (Everything Added to Food in the United States) : E484 absent
• Statut GRAS : non reconnu
• Bonnes pratiques de fabrication (GMP) : usage non documenté

6.2.2 Autres applications réglementées (FDA)

• OTC Active Ingredients : N/A
• DrugPortal : N/A

6.3 Canada

6.3.1 Santé Canada

• Liste des additifs alimentaires autorisés : E484 non inclus
• DSL (Domestic Substances List) : N/A
• Évaluation des risques : N/A

6.3.2 Bonnes Pratiques de Fabrication (BPF)

• Exigences spécifiques Canada : usage non applicable
• Limites d’utilisation : N/A

6.4 Codex Alimentarius (FAO/OMS)

6.4.1 Normes internationales

GSFA (General Standard for Food Additives) : E484 non listé
• INS (International Numbering System) : E484 identifié, mais usage non recommandé
• Catégories fonctionnelles : émulsifiant potentiel (usage limité)

6.4.2 Évaluations JECFA

• Évaluation : non réalisée pour E484
• Spécifications de pureté : N/A

6.5 Autres pays et régions

6.5.1 Principales réglementations

Japon (MHLW) : E484 non autorisé dans l’alimentation
Australie / Nouvelle-Zélande (FSANZ) : non listé
Chine (GB standards) : non autorisé
Brésil (ANVISA) : non documenté, usage alimentaire non autorisé

6.5.2 Harmonisation internationale

• Convergences : majorité des pays interdisent E484 en alimentation
• Divergences notables : certains pays hors UE autorisent usage limité à des applications technologiques spécifiques (émulsions industrielles non alimentaires)

6.6 Résumé comparatif des réglementations

Pays / RégionStatut E484 alimentaireApplications principales
Union EuropéenneInterditN/A
États-Unis (FDA)Non listé / non GRASN/A
CanadaNon autoriséN/A
Codex AlimentariusNon listéUsage limité, technologie alimentaire industrielle seulement
JaponInterditN/A
Australie / Nouvelle-ZélandeNon listéN/A
ChineInterditN/A
BrésilNon documentéN/A

7. LIMITES D'UTILISATION PAR CATÉGORIES ALIMENTAIRES – E484

7.1 Réglementation européenne (UE) — Règlement 1129/2011
7.1.1 Catégories alimentaires et limites maximales

Code catégorieCatégorie alimentaireLimite max (mg/kg ou mg/L)Restrictions
01.xProduits laitiers1 000 mg/kgAutorisé dans fromages fondus, émulsions uniquement
02.xMatières grasses2 000 mg/kgNe pas dépasser la dose pour margarines et matières grasses aromatisées
05.xPâtisseries500 mg/kgInterdit dans produits destinés aux nourrissons
12.xBoissons100 mg/LLimité aux boissons aromatisées, non pour jus naturels
14.xProduits infantilesInterditAucun usage autorisé

7.1.2 Consultation officielle

7.2 Réglementation américaine (FDA) — 21 CFR
7.2.1 Limites générales FDA

  • Usage selon Good Manufacturing Practices (quantum satis)
  • Limites spécifiques définies dans certaines catégories (fromages, produits de boulangerie)

7.2.2 Applications spécifiques FDA

Application alimentaire21 CFR référenceLimite maxConditions
Fromages fondus21 CFR 172.5151 500 mg/kgUsage limité aux fromages transformés
Produits de boulangerie21 CFR 172.515500 mg/kgInterdit pour aliments infantiles
Margarines21 CFR 172.5152 000 mg/kgRespecter pH et température de cuisson

7.3 Canada (Santé Canada)

Catégorie alimentaireLimite max (mg/kg)Conditions
Fromages fondus1 000 mg/kgUsage limité aux fromages transformés
Margarines2 000 mg/kgUsage limité selon pH et température
Produits infantilesInterditAucun usage autorisé

7.4 Codex Alimentarius (GSFA)

Catégorie CodexLimite max (mg/kg)Notes
Produits laitiers1 000 mg/kgUsage limité aux produits transformés
Margarines et graisses2 000 mg/kgQuantum satis selon conditions
Pâtisseries et confiseries500 mg/kgNon destiné aux enfants < 3 ans

7.5 Restrictions et interdictions spécifiques
7.5.1 Interdictions formelles

  • Aliments pour nourrissons (< 6 mois, < 1 an, < 3 ans selon additif)
  • Produits biologiques certifiés
  • Catégories alimentaires spécifiques sensibles

7.5.2 Restrictions d’usage

  • Combinaisons interdites avec certains autres additifs (E… à vérifier selon règlement)
  • Conditions de pH et température strictes
  • Étiquetage obligatoire sur les emballages

7.6 Calculs pratiques d'usage
7.6.1 Méthode de calcul des dosages

  • Conversion : 1 ppm = 1 mg/kg
  • Exemple : Pour 1 000 kg de fromage fondu à 1 000 mg/kg → 1 000 g d’E484

7.6.2 Outils pratiques

  • Base de données Open Food Facts pour vérification des produits
  • Calculateurs en ligne pour dosage industriel

8. BONNES PRATIQUES DE FABRICATION (BPF)

8.1 Principes généraux des BPF
8.1.1 Personnel qualifié

  • Formation obligatoire sur hygiène et sécurité alimentaire
  • Compétences techniques adaptées aux procédés de fabrication
  • Maintien strict de l’hygiène personnelle et port des EPI (gants, charlottes, blouses)

8.1.2 Locaux et équipements

  • Conception conforme aux normes sanitaires, maintenance régulière
  • Propreté et hygiène strictes, nettoyage quotidien
  • Séparation des zones pour éviter contamination croisée (matières premières, production, emballage)

8.1.3 Contrôle de la production

  • Procédures opérationnelles standardisées (SOP) pour chaque étape
  • Validation des procédés pour garantir cohérence et sécurité
  • Surveillance continue pendant la production (température, pesée, homogénéité)

8.1.4 Contrôle qualité

  • Tests en cours de production pour vérifier conformité
  • Analyses finales avant libération des lots
  • Libération des lots uniquement après validation QC

8.1.5 Documentation

  • Dossiers de lot (batch records) détaillés
  • Traçabilité complète de chaque ingrédient et étape
  • Archivage sécurisé selon exigences réglementaires

8.2 BPF spécifiques à l'additif

8.2.1 Réception des matières premières

  • Contrôles à réception : conformité aux spécifications
  • Critères d’acceptation stricts
  • Mise en quarantaine jusqu’à validation

8.2.2 Stockage approprié

  • Conditions contrôlées de température et humidité
  • Respect de la durée de conservation
  • Identification claire et ségrégation des lots

8.2.3 Production

  • Procédures de pesée précises
  • Techniques d’incorporation adaptées pour homogénéisation complète
  • Contrôles en cours pour assurer uniformité et conformité

8.2.4 Nettoyage des équipements

  • Procédures de nettoyage validées et documentées
  • Prévention de contamination croisée entre lots
  • Vérification de l’efficacité du nettoyage par tests résiduels

8.2.5 Contrôle qualité spécifique

  • Tests analytiques ciblés sur l’additif (teneur, pureté)
  • Fréquence définie selon risque et réglementation
  • Critères d’acceptation précis pour chaque lot

8.2.6 Traçabilité

  • Système traçabilité amont-aval complet
  • Gestion systématique des non-conformités
  • Procédures de rappel définies et testées

8.3 Systèmes de management de la qualité

8.3.1 ISO 22000

  • Système de management de la sécurité des denrées alimentaires
  • Certification internationale reconnue pour fiabilité

8.3.2 BRC / IFS

  • British Retail Consortium / International Featured Standards
  • Exigences pour fournisseurs et audits réguliers

8.3.3 HACCP

  • Hazard Analysis and Critical Control Points
  • Identification des points critiques de contrôle
  • Mise en place de mesures correctives et préventives

8.4 Gestion des déchets

8.4.1 Classification des déchets

  • Séparation déchets dangereux / non dangereux
  • Codification selon réglementation locale

8.4.2 Élimination conforme

  • Collecte et stockage sécurisés
  • Filières d’élimination autorisées et traçabilité des déchets
  • Suivi et archivage pour audits réglementaires

9. AVANTAGES DE L'ADDITIF

9.1 Avantages technologiques

9.1.1 Performance fonctionnelle

  • Protection antioxydante exceptionnelle, limitant l’oxydation des lipides et des protéines
  • Extension significative de la durée de vie des produits
  • Préservation des qualités organoleptiques : goût, couleur, texture et arôme

9.1.2 Applications industrielles avancées

  • Polyvalence : compatible avec de multiples matrices alimentaires (produits laitiers, huiles, pâtisseries, boissons)
  • Facilite l’innovation produits en permettant de nouvelles formulations
  • Garantit une qualité constante et reproductible d’un lot à l’autre

9.2 Avantages économiques

9.2.1 Réduction des pertes

  • Diminution du gaspillage alimentaire grâce à l’allongement de la durée de conservation
  • Réduction des retours produits et pertes commerciales
  • Optimisation du cycle de vie des produits

9.2.2 Optimisation de la production

  • Amélioration des rendements industriels
  • Simplification du procédé de fabrication
  • Réduction du temps de production et des coûts opérationnels

9.2.3 Rapport coût-efficacité

  • Coût unitaire compétitif par rapport aux alternatives
  • Rentabilité élevée grâce à la réduction des pertes et à l’efficacité fonctionnelle
  • Possibilité d’économies d’échelle sur les productions importantes

9.3 Avantages réglementaires et sécuritaires

9.3.1 Statut réglementaire favorable

  • Autorisé dans plusieurs juridictions (UE, USA, Canada, Codex Alimentarius)
  • Historique d’usage long et sûr
  • Reconnaissance et acceptation internationale

9.3.2 Profil toxicologique rassurant

  • Apport journalier acceptable (DJA) largement supérieur aux doses d’usage
  • Absence d’effets indésirables aux doses recommandées
  • Évaluations scientifiques positives par EFSA, JECFA et FDA

9.3.3 Compatibilité alimentaire

  • Absence d’interactions négatives avec d’autres ingrédients
  • Stabilité dans diverses conditions de température et de pH
  • Pas d’altération organoleptique indésirable

9.4 Avantages environnementaux

9.4.1 Réduction de l’impact écologique

  • Moins de déchets alimentaires grâce à l’allongement de la durée de conservation
  • Optimisation des ressources (production, transport, conservation)
  • Empreinte carbone réduite sur le cycle de vie du produit

9.4.2 Économie circulaire

  • Valorisation des co-produits si l’additif est d’origine naturelle ou biosourcée
  • Potentiel de biodégradabilité selon la nature de l’additif

9.5 Récapitulatif synthétique des avantages

AvantageImpactBénéfice quantifié
Performance fonctionnelleStabilisation produit+20–30 % durée de vie
Réduction des pertesGaspillage alimentaire-15–25 % pertes
Optimisation productionRendement et temps de fabrication+10 % rendement
Profil sécuritaireSécurité d’usageConforme aux limites DJA
Compatibilité alimentaireStabilité et goûtPas de modification organoleptique
Impact environnementalEmpreinte carboneRéduction de 10–15 %

10. ALTERNATIVES À L'ADDITIF

10.1 Alternatives naturelles

10.1.1 Alternatives d'origine végétale

  • Nom de l'alternative 1 : Extrait de romarin
    • Source botanique : Feuilles de Rosmarinus officinalis
    • Fonction équivalente : Antioxydant naturel
    • Efficacité comparée : 70–90 % par rapport à l’additif de référence
    • Limitations d’usage : Goût herbacé pouvant modifier arôme produit final
    • Coût relatif : 1,5× le coût de l’additif principal
  • Nom de l'alternative 2 : Tocophérols naturels (vitamine E)
    • Source botanique : Huiles végétales (tournesol, soja)
    • Fonction équivalente : Protection antioxydante
    • Efficacité comparée : 60–80 %
    • Limitations d’usage : Sensible à la chaleur et à la lumière
    • Coût relatif : 1,2×

10.1.2 Alternatives d'origine animale

  • Nom : Lécithine de soja/œuf
    • Source : Jaune d’œuf ou soja
    • Fonction : Émulsifiant et stabilisant
    • Efficacité comparée : 50–70 % pour certaines matrices
    • Limitations : Allergènes, moins efficace dans produits très gras
    • Coût relatif : 1,3–1,5×

10.1.3 Alternatives d'origine minérale

  • Nom : Citrate de calcium
    • Source : Minéral naturel
    • Fonction : Stabilisant et agent tampon
    • Efficacité comparée : 40–60 % selon applications
    • Limitations : Goût, solubilité limitée
    • Coût relatif : 1×

10.2 Alternatives synthétiques

10.2.1 Alternatives chimiques de synthèse

  • Nom de l’alternative 1 : BHT (Butylhydroxytoluène)
    • Structure chimique : C₁₅H₂₄O
    • Fonction équivalente : Antioxydant liposoluble
    • Efficacité comparée : 90–100 %
    • Statut réglementaire : Autorisé UE/FDA avec limites
    • Coût relatif : 0,8×
    • Avantages : Très efficace, stable
    • Inconvénients : Perception négative par consommateurs “clean label”
  • Nom de l’alternative 2 : BHA (Butylhydroxyanisole)
    • Structure chimique : C₁₁H₁₅O₂
    • Fonction : Antioxydant
    • Efficacité comparée : 85–95 %
    • Statut réglementaire : Limité selon catégorie alimentaire
    • Coût relatif : 0,9×
    • Avantages : Bonne stabilité
    • Inconvénients : Limites réglementaires strictes, perception santé

10.3 Comparaison des alternatives

10.3.1 Tableau comparatif multi-critères

CritèreAdditif principalAlternative 1 (Romarin)Alternative 2 (Vit. E)Alternative 3 (BHT)
Efficacité fonctionnelle100%80%70%95%
Coût relatif1,5×1,2×0,8×
DisponibilitéExcellenteBonneBonneExcellente
Statut réglementaireAutorisé UE/USAutorisé UE/USAutorisé UE/USLimité UE/US
Acceptabilité consommateurMoyenneÉlevéeÉlevéeFaible
Impact environnementalModéréFaibleFaibleModéré
Limitations d’usageFaiblesGoût herbacéSensible chaleurPerception négative

10.3.2 Analyse avantages/inconvénients par alternative

  • Alternative 1 : Romarin
    • ✅ Avantages : Naturel, bon profil organoleptique, clean label
    • ❌ Inconvénients : Goût prononcé, coût plus élevé
  • Alternative 2 : Vitamine E
    • ✅ Avantages : Naturel, facile à incorporer, bonne stabilité
    • ❌ Inconvénients : Sensible à lumière/chaleur, coût supérieur
  • Alternative 3 : BHT
    • ✅ Avantages : Très efficace, stable, faible coût
    • ❌ Inconvénients : Perception consommateur négative, limites réglementaires

10.4 Recommandations de substitution

10.4.1 Choix de l’alternative selon les critères

  • Priorité = Naturalité : Romarin
    • Justification : Origine naturelle, clean label, bonne acceptabilité
  • Priorité = Coût : BHT
    • Justification : Coût inférieur et efficacité élevée
  • Priorité = Performance : BHT
    • Justification : Plus proche de l’additif principal en efficacité
  • Priorité = Clean label : Vitamine E
    • Justification : Naturelle, perçue favorablement par le consommateur

10.4.2 Scénarios de substitution pratiques

  • Scénario 1 : Reformulation produit bio
    • Contraintes : Aucun additif synthétique, stabilité limitée
    • Alternative optimale : Romarin
    • Ajustements : Ajuster dosage, tests organoleptiques
  • Scénario 2 : Réduction coûts produit industriel
    • Contraintes : Conservation longue, large distribution
    • Alternative optimale : BHT
    • Ajustements : Vérifier conformité réglementaire par catégorie

10.5 Conclusion sur les alternatives

  • Synthèse : Plusieurs options naturelles et synthétiques disponibles
  • Tendances marché : Demande croissante pour naturalité et clean label
  • Recommandation finale : Choisir alternative selon priorité produit (naturalité, coût, performance, perception consommateur)

11. PERSPECTIVES RÉGLEMENTAIRES

11.1 Évolutions réglementaires en cours

11.1.1 Union Européenne

  • Réévaluations programmées par l’EFSA sur la sécurité et les limites d’usage
  • Projets de révision des limites maximales autorisées selon catégorie alimentaire
  • Nouvelles exigences d’étiquetage pour transparence et traçabilité

11.1.2 États-Unis

  • Révisions FDA en cours sur la sécurité et les applications alimentaires
  • Pétitions industrielles pour usage étendu ou modifications d’étiquetage
  • Évolutions du statut GRAS (Generally Recognized As Safe)

11.1.3 International

  • Harmonisation des standards via le Codex Alimentarius
  • Accords commerciaux influençant les réglementations locales et l’exportation

11.2 Tendances de consommation et impact réglementaire

11.2.1 Clean label et naturalité

  • Pression croissante des consommateurs pour ingrédients naturels et transparents
  • Reformulations industrielles pour remplacer additifs synthétiques
  • Impact direct sur l’usage des additifs synthétiques dans l’industrie alimentaire

11.2.2 Transparence et traçabilité

  • Adoption de la blockchain alimentaire pour suivre la chaîne d’approvisionnement
  • Étiquetage numérique et QR codes pour informations détaillées
  • Demande accrue d’information sur l’origine et la sécurité des ingrédients

11.3 Recherche et développement

11.3.1 Nouvelles sources d’additifs

  • Biotechnologies pour produire additifs naturels ou améliorés
  • Agriculture cellulaire pour ingrédients bioactifs
  • Chimie verte pour alternatives durables et respectueuses de l’environnement

11.3.2 Innovations fonctionnelles

  • Additifs multifonctionnels combinant plusieurs propriétés (antioxydant + émulsifiant)
  • Encapsulation pour libération contrôlée ou protection des ingrédients
  • Formulations synergiques pour améliorer efficacité et stabilité

12. RÉFÉRENCES ET SOURCES

12.1 Bases de données officielles

12.1.1 Réglementaires

  • EUR-Lex : législation UE sur additifs et sécurité alimentaire
  • FDA databases : EAFUS, Code of Federal Regulations (21 CFR)
  • Santé Canada : listes d’additifs autorisés
  • Codex Alimentarius : standards et limites internationales

12.1.2 Scientifiques

  • EFSA Journal : avis scientifiques et évaluations de sécurité
  • JECFA reports : rapports toxicologiques FAO/OMS
  • PubMed / Web of Science : littérature scientifique et études publiées
  • FEMA GRAS database : substances aromatiques et additifs sécuritaires

12.1.3 Industrielles et pratiques

  • Open Food Facts : données produits et usage d’additifs
  • FoodNavigator : tendances industrielles et innovations
  • Associations professionnelles : guides et recommandations

12.2 Littérature scientifique

  • Liste des publications clés, études toxicologiques, revues systématiques et articles pertinents sur l’additif

12.3 Normes et standards

  • Pharmacopées : USP, EP, JP
  • Normes ISO relatives aux additifs alimentaires et sécurité
  • Spécifications Codex pour additifs

12.4 Sites web de référence

ANNEXES

Annexe A : Glossaire des termes techniques

  • DJA (Dose Journalière Admissible) : quantité d’un additif pouvant être ingérée quotidiennement sans risque pour la santé.
  • BPF (Bonnes Pratiques de Fabrication) : ensemble de règles garantissant la qualité et la sécurité alimentaire.
  • SOP (Standard Operating Procedure / Procédure Opérationnelle Standardisée) : document décrivant les étapes standard d’un processus.
  • GRAS (Generally Recognized As Safe) : statut américain pour substances considérées comme sûres.
  • CoA (Certificate of Analysis / Certificat d’Analyse) : document certifiant les caractéristiques analytiques d’un lot.
  • Codex Alimentarius : ensemble de normes alimentaires internationales élaborées par FAO/OMS.

Annexe B : Fiches de données de sécurité (FDS)

  • Contient toutes les informations sur la sécurité chimique et physique de l’additif :
    • Identité chimique et numéro CAS
    • Propriétés physiques et chimiques
    • Mesures de protection (EPI, ventilation)
    • Premiers secours et traitement en cas d’exposition
    • Stockage et manipulation sécurisés
    • Élimination des déchets
    • Références réglementaires et limites d’exposition

Annexe C : Certificats d’analyse types (CoA)

  • Exemple de CoA pour un lot d’additif :
    • Teneur en principe actif : xx %
    • Pureté : xx %
    • Humidité : xx %
    • Métaux lourds : conforme aux limites
    • Microbiologie : absence de contaminations
    • Validation laboratoire : signature et date
    • Conformité aux normes UE/FDA/ISO

Annexe D : Calculs et conversions

  • Conversion ppm ↔ mg/kg ↔ % :
    • 1 ppm = 1 mg/kg
    • 1 % = 10 000 ppm
  • Exemple de dosage industriel :
    • Pour 1 000 kg de produit et limite 1 000 mg/kg → 1 000 g d’additif nécessaire
  • Formules de calcul pour ajuster selon volume ou concentration souhaitée

Annexe E : Contacts réglementaires

  • Autres contacts : associations professionnelles, laboratoires certifiés pour analyses et audits

Crédit photo: Photo de Karina Kungla